Des paysages grandioses et d’une infinie variété, une population remarquable de dignité et d’hospitalité, un art pictural affirmé, une profonde ferveur dans une multitude d’églises émouvantes, une histoire et une légende qui le sont tout autant.... De montagnes en canyons, d’hypogées en monastères, de fleuves bienfaiteurs en lacs paisibles, de marchés en offices, l’énigmatique pays du Prêtre Jean se dévoile à vous.…
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... D’une église champêtre au fabuleux complexe de Lalibela, il y a le rêve d’un roi, le gigantesque projet d’une deuxième Jérusalem. A Axoum, l’histoire s’impose depuis l’époque de la reine de Saba : la prétendue présence des Tables de la Loi ramenées du temps de Ménélik 1er et la conversion royale à la chrétienté au IV° siècle font la fierté des habitants.
A Gondar, des chateaux-forteresses et les splendides peintures de l’église de Débré Bérhan Sélassié reflètent la grandeur et la décadence de la dynastie Gondari, née sous la pression des jésuites portugais.
Partout en Abyssinie, l’histoire et la croix sont présentes. A l’image des montagnes qui jalonnent notre itinéraire, la foi éthiopienne est tout aussi inébranlable qu’inattendue dans ce bouclier africain qui vit au rythme de ses croyances depuis plus de seize siècles. Mais l’Abyssinie fascine aussi par les altières silhouettes et les gracieux visages qui se détachent ou s’éclairent sur quelque marché, dans les champs ou le long des pistes.
Et si le costume, l’habitat ou les coiffures sophistiquées varient au gré des étapes, les sourires sont toujours unanimement rayonnants de beauté et de spontanéité.
DEROULEMENT QUOTIDIEN DU VOYAGE
Spécial fêtes : Maskal à Lalibela. On profitera des cérémonies en l’honneur de la Vraie Croix retrouvée par l’impératrice Hélène pour apprécier les verdoyants panoramas de cet itinéraire à la fin de la saison des pluies
1) Vendredi : PARIS / ADDIS ABEBA Vol de nuit à bord de lignes régulières.
2) Samedi : ADDIS ABEBA Visite de la ville et de ses principaux points d’intérêt : l’église Saint-Georges, le musée national et celui de l’Université. Repas libres. Nuit à l’hôtel Ghion ou similaire.
2) Dimanche : ADDIS ABEBA - KOMBOLCHIA La route file sur le haut-plateau, les cultures s’étendent à perte de vue, ponctuées de jolis hameaux et de bosquets d’eucalyptus. Les églises se dissimulent dans un écrin de verdure , les mosquées s’affichent fièrement près des agglomérations, les troupeaux sont nombreux, plus que la population qui surgit à chaque arrêt. L’harmonie du paysage cède pendant la traversée de petits bourgs actifs et poussiéreux pour retrouver sa sérénité un peu plus loin. Joli marché Oromo à Sembete dans un cadre vallonné.
Passage d’un col à 3100 m avant Débré Sina et sortie du territoire Oromo pour entrer chez les Amhara.
Arrivée à Kombolchia dans la soirée. Installation dans un hôtel simple mais agréable.
3) Lundi : KOMBOLCHIA - LALIBELA Belle piste panoramique de montagne bordée d’euphorbes candélabres pour atteindre le petit village de Dilb, à 3200 m d’altitude. On domine alors la vallée du Lasta au cœur de laquelle fut construite Lalibela. Installation à l’hôtel pour deux nuits.
(En septembre 2005, uniquement, début des cérémonies de Maskal dans la soirée).
4) Mardi : LALIBELA (Lors de Maskal, très tôt le matin (vers 4h00 ) embrasement du bûcher et fin de la fête.) Journée consacrée à la visite de ce que l’on nomma la Jérusalem noire. Suite à une vision, l’empereur Lalibela fit surgir, au XII°, un fabuleux complexe religieux. Dix églises, dont certaines monolithes, se dégagent d’un écrin de roche volcanique violine.
Réparties en deux groupes autour du Jourdain, rivière mythique taillée dans la pierre, accessibles par d’étroits passages et quelques souterrains, elles témoignent d’une foi intense qui perdure de nos jours. A l’écart, le sanctuaire cruciforme dédié à saint Georges suscite l’admiration.
Nuit à l’hôtel
5) Mercredi : LALIBELA - YEMREHANA KRISTOS - MAICHEW Dans la région du Lasta, à une heure de route de Lalibela, une merveille se cache dans la montagne. Un quart d’heure de marche suffit pour atteindre l’église de Yemréhana Kristos, construite sous un immense auvent de basalte. Les plafonds sont recouverts de caissons de bois colorés formant des motifs géométriques variés et complexes soutenus par de solides piliers. L’ensemble, d’une facture très rare en Ethiopie, date du X°/XI° siècle.
La piste traverse des paysages de toute beauté : vallées profondes, monts tabulaires sur les flancs desquels nichent de ravissants villages. Les crêtes s’étendent à perte de vue. Nous sommes entrés depuis peu dans la province du Tigray. A Korem, nous retrouvons l’axe routier principal et longeons la lumineuse nappe bleue du lac Ashengué.
Nuit dans un hôtel local à Maïchew.
6) Jeudi : MAïCHEW CHELEKOT - MEKELE Franchissement du col d’Amba Lagué, lieu de bataille historique dans un écrin montagneux.
Descente dans l’étroite vallée oasis de Chelekot et visite de l’église ornée de peintures du XIX° siècle avant de rejoindre Mekele. Installation à l’hôtel pour deux nuits.
7) Vendredi : MEKELE - ABREHA ATSBEHA - TSAEDA IMBA - MEKELE A Abreha Atsbeha, pics déchiquetés et monts tabulaires surplombent la plaine sableuse et rouge éclairée par le vert intense des euphorbes candélabres.
La belle église rupestre d’Abreha Atsbeha se dissimule dans la paroi. Un escalier monumental taillé dans l’ardoise permet d’accéder au sanctuaire dont les murs sont ornés de peintures. Plus loin, dans les grès blancs de Tsaeda Amba, se cachent de nombreuses églises creusées dans la roche. Petros Paulos, Mikael Melhezengui, Adi qesho, anciennes ou toutes récentes, elles témoignent de la longévité de la foi dans le superbe écrin de la campagne tigréenne parsemée de magnifiques fermes en pierre soigneusement taillée. Retour à Mekele.
8) Samedi : MEKELE - DEBRE DAMO - YEHA - AXOUM Quelques beaux points de vue jalonnent le trajet jusqu'à Débré Damo. Le monastère, interdit aux femmes, est niché sur une butte témoin et seule une corde de 16 m permet, en rappel, de poser les pieds sur le petit plateau. Les locaux grimpent avec une légèreté surprenante, un pas de danse aérien sur la paroi verticale.
Yeha, petit village campagnard, garde les restes d’une splendeur passé. Près de l’église se dresse le plus vieux des vestiges nationaux. Palais ou temple, le bâtiment a conservé des murs d’une dizaine de mètres de haut. Les blocs de pierre sont taillés à la perfection et résistent au temps depuis le V° siècle avant JC, un art apporté par les sabéens.
Arrivée à Axoum dans la soirée et installation dans un hôtel pour deux nuits.
9) Dimanche : AXOUM Journée consacrée à la visite des sites de la période axoumite : les champs de stèles, dont celle dite d’Ezana (IV°), les tombeaux de la porte et de Kaleb (VI°) et le palais de Dongour, faussement attribué à la reine de Saba.
Retour à l’hôtel.
10) Lundi : AXOUM - GONDAR Longue mais belle étape pour descendre au bord de la rivière Tékésé qui, plus au nord, se jettera dans l’Atabara au Soudan pour alimenter le Nil. Passé le pont, il faudra remonter plus de 1.200 m pour longer la bordure du parc du Simien où les montagnes découpent le ciel, telles de gigantesques figurines.
Arrivée à la cité impériale de Gondar dans la soirée.
Installation à l’hôtel pour deux nuits.
11) Mardi : GONDAR - BAHIR DAR Demi-journée de flânerie et de visites dans l ‘ancienne capitale royale.
Le complexe des souverains comporte le château de Fasil, les demeures de Yohannes, Yasu et Mentuab et les annexes de Bakafa. Sa construction, débutée au XVII°, s’oppose à la tradition des camps de toile royaux mobiles en fonction des nécessités.
L’église de Débré Béhran Sélassié, érigée sur une colline sous la dynastie Gondari par ordre de Yasu I°, se retranche derrière une vaste enceinte. A l’intérieur, les murs sont marouflés de superbes peintures narrant la vie du Christ, de la Vierge. A proximité, le monastère de Qusquam, fut construit pour la reine Mentuab qui préféra se retirer des intrigues du palais lors du règne de son fils Yasu II.
Après le déjeuner, la route traverse d ’ harmonieux paysages ponctués de majestueux cônes volcaniques, refuges de nombreux oiseaux. Puis c’est une plaine un peu monotone qui nous amène près de la rive sud du lac. Installation à l’hôtel pour deux nuits.
12) Mercredi : LAC TANA - BAHIR DAR Le matin excursion aux chutes du Nil Bleu. Le débit étant actuellement régulé, il est impossible de prévoir la puissance du débit mais le site reste intéressant.
Après le déjeuner, demi-journée de navigation sur le lac, à la découverte des églises dissimulées sur la presqu’île de Zégué.
Cormorans, pélicans et tankwa (bateaux en papyrus) rident la surface du réservoir du Nil Bleu.
Cachés dans les caféiers, le sanctuaire d’Azoa Maryam et celui d’Ura Kidané Méhret méritent une visite. Les deux églises offrent de belles peintures marouflées, un petit musée et un réfectoire très ancien.
Retour vers Bahir Dar. Nuit à l’hôtel.
13) Jeudi : BAHIR DAR - ADDIS ABEBA / PARIS Traversée de zones cultivées où les activités agricoles sont nombreuses à cette époque de l’année avant de franchir l’impressionnante faille creusée par le Nil Bleu. Le fleuve a entamé le plateau sur 1000 m de profondeur ! Arrivée à Addis Abeba dans l’après-midi. Derniers achats avant un départ pour l’aéroport dans la soirée. Dîner libre.
Nuit en vol.
15) Vendredi : PARIS Arrivée à Paris dans la matinée.
INFOS VERITES
Altitude moyenne : 2000 m
Circuit à caractère d’expédition ( véhicules tout-terrain, pistes parfois cahoteuses et poussiéreuses).
Les églises de Lalibela ( à l’exception de Giorgis) sont, pour un temps indéterminé, rehaussées d’un toit de protection métallique.
Une modique somme sera requise par l’accompagnatrice afin de laisser une donation dans les lieux de culte, à l’instar des éthiopiens qui ne viennent jamais les mains vides.
Pour les amateurs de vidéo : le droit de filmer les églises et les chutes du Nil Bleu est officiellement payant. Il faut compter environ 250 euros pour couvrir ce voyage. Cette information ne vaut que pour les films et vidéos, les photos étant exemptes de ces taxes.
Les photos au flash n’étant plus autorisées dans les églises peintes, pensez à prendre des pellicules sensibles ( minimum 400 asa).
Formalités : Visa obligatoire 30 € incluant les frais de course.
Précaution sanitaire : Le paludisme est présent autour du lac Tana.
Logement : 2 nuits en hôtels modestes (jours 2 et 5)
Repas : Restaurants locaux et d’hôtel. Pique nique prévu pour certains déjeuners.<br/>
Transport : Minivan à partir de 8 participants, véhicules tout-terrain en déçà.
Il nous est parfois demandé pourquoi nous privilégions des voitures 4x4 pour nos trajets à la place de mini-bus dont le coût est bien moindre. Il s’agit là d’une politique délibérée de notre agence pour des raisons de sécurité, et de flexibilité. Au point de vue technique, si un incident mécanique se produit, si une route étroite se trouve à demi bloquée, nous savons par expérience que seuls de petits véhicules peuvent résoudre le problème. De plus, certaines visites fort intéressantes se situent en dehors des grands axes et ne peuvent être faites sans un véhicule tout terrain.
Ethiopian Airlines a vu le jour en 1945 et elle est devenue la première compagnie aérienne africaine après 60 ans d’activité. Dotée de 24 appareils, dont 6 Boeing 767-300 et 4 Boeing 757 pour assurer les liaisons longs-courriers, elle emploie quelque 4600 personnes dans le monde entier puisque son réseau est international. On notera par ailleurs que la position d’Addis Abeba en tant que siège de l’O.U.A. (Organisation de l’Unité Africaine) induit une maintenance on ne peut plus minutieuse et stricte. C’est donc en toute confiance que nous avons tissé des liens commerciaux avec la compagnie aérienne nationale éthiopienne.
SPECIAL MASKAL Fête populaire et religieuse, Maskal est une cérémonie importante en Ethiopie. Partout, des gens se rassemblent pour fêter la découverte de la croix du Christ par l’impératrice Hélène au IVéme siècle, la saison des fleurs et le retour du soleil après la saison des pluies (Tseday).
A Lalibela, au cœur de ce fabuleux ensemble religieux, un grand bûcher est érigé près de la plus imposante des églises. Dans la soirée, le clergé et les fidèles s’approchent autour de l’amas de bois recouvert de marguerites jaunes et entouré de brassées de tige d’eucalyptus (chibbo). Dans la nuit, la ferveur est à son comble lorsque les prêtres, portant de magnifiques croix de cérémonies, chantent des hymnes particuliers en enflammant le brasier. L’énorme tas de bois consumé, la foule retourne à la maison, non sans recueillir les cendres sacrées.
L’origine de cette cérémonie remonte au règne de l’empereur Constantin (270-337) : Alors que ce dernier allait perdre une bataille décisive contre Maxence en 312, une croix lumineuse et une bannière portant le message «Par ce signe tu vaincras ! » apparurent dans le ciel. Confectionnant un emblème similaire, il se rua sur l’ennemi et l’écrasa. La victoire assurée, l’empereur demanda aux savants à quel dieu appartenait ce puissant symbole et commença à croire en Jésus Christ.
En souvenir de ce miracle, son fils Constantin II le Jeune (317-340), désireux de retrouver la vraie croix, envoya sa mère, l’impératrice Hélène, à Jérusalem. Arrivée dans la ville sainte, la reine-mère terrorisa les lettrés afin de connaître l’endroit où la croix était dissimulée. Un certain Judas, effrayé par les supplices, amena alors la souveraine près d’un temple dédié à Vénus, érigé sur l’ordre de l’empereur Adrien afin d’éloigner la réunion des chrétiens auprès de la fosse recelant les croix de la crucifixion. Sainte Hélène fit raser le sanctuaire et Judas creusa, mettant à jour 3 croix. Afin de reconnaître celle du Christ, on apposa successivement les croix sur le cadavre d’un jeune homme et la troisième croix le ressuscita.
La croix fut divisée en quatre fragments attribués aux quatre patriarcats de Rome, de Constantinople, d’Alexandrie et d’Antioche. La part échue à Alexandrie parvint en Ethiopie et serait conservée dans l’église de Ghishen Maryam, située dans la région d’Ambassel (Wollo).
En l’honneur de cette découverte, la fête de « l’invention de la croix » fut instaurée par sainte Hélène et se renouvelle chaque année en Ethiopie au mois de septembre.
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FORMULE EN MINI GROUPE (12 PERS. MAX) AU DEPART DE PARIS
PRIX PAR PERSONNE
Les hôtels cités sont susceptibles d’être remplacés par d’autres de catégorie similaire. La compagnie aérienne est susceptible d'être modifiée par une autre compagnie régulière. Ces prix ne comprennent pas les taxes d’aéroport.
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